Emmanuelle
l’activiste de la pleine conscience

Une femme charismatique

Emmanuelle est de celles qui vous marquent la première fois qu’on les rencontre. Son flegme naturel et le charisme qu’elle dégage vous inspire de suite confiance. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti la première fois que je l’ai rencontrée.

C’était en 2014, un soir de juin lors d’un événement “pitch & chips” organisée par le Node. Des entrepreneurs venaient présenter leurs projets et j’étais dans le public. Emmanuelle avait déroulé sa présentation du Mindfulness Social Club, et son histoire m’avait touché. A cette époque, j’étais en recherche d’un job après une tentative d’entrepreneuriat ratée, et c’était tout à fait le genre de projets sur lesquels j’avais envie de m’impliquer : social, collaboratif et à taille humaine. Je lui ai naturellement proposé de lui donner un coup de main, et nous sommes rapidement devenues amies.

Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour

Son parcours est pour le moins atypique. Petite, elle se voit déjà en haut de l’affiche, comédienne, chanteuse ou caissière à Prisunic ! Elle fait ses premiers pas d’artiste en photographiant son environnement avec l’appareil photo de son père, une passion qui la suivra toute sa vie. A tout juste 20 ans elle part s’expatrier en tant que serveuse à New York – on est dans les années 80 et c’est très peu courant ! Mais Emmanuelle a besoin de bouger et de prendre son envol. Son école à elle, c’est le monde. A son retour, une petite annonce d’Air France attire son attention. Elle qui aime explorer y voit l’opportunité d’allier l’utile à l’agréable, elle postule et peu de temps après sa carrière d’hôtesse de l’air décolle. Elle durera 22 ans.

22 ans durant lesquels elle alterne les vols, les déplacements, les années sabbatiques, les congés formation et les congés maternité pour ses trois enfants. Peu avant ses 40 ans, et alors qu’elle a coché toutes les cases de sa liste de la vie parfaite : mariage, enfants, maison, job, elle se rend compte qu’elle n’est pas la femme épanouie dont elle avait rêvé.

Le bug de l’an 2006

Et là tout s’écroule. D’abord le divorce, puis le diagnostic du médecin : un cancer du sein. Elle est terrorisée, voit déjà ses enfants orphelins et se promet alors de se relever. S’ensuit une période de trois ans de soins et d’anxiété.

Elle lit beaucoup pour comprendre sa maladie, notamment “Guérir” de David Servan-schreiber. Elle s’intéresse aux recherches des neurosciences sur le stress et c’est tout un nouveau monde qui s’ouvre à elle. Elle voit des psys, des thérapeutes, elle essaie l’acupuncture, consulte même un chaman. Elle teste l’hypnose, l’EMDR, apprend des techniques de relaxation profonde, commence la méditation. Elle marche dans la nature. C’est une révélation. Elle se remet peu à peu et reprend contact avec sa fibre artistique à travers le projet “forces naturelles”. Elle découvre les travaux de Jon Kabat-Zinn, professeur émérite de médecine, sur les super pouvoirs de la pleine conscience sur le cerveau pour combattre la maladie et suit le programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) auprès de Stéphane Faure. Une vraie rééducation à la vie.

Le Mindfulness Social Club, une renaissance

Elle est la preuve que ces méthodes alternatives fonctionnent. Malheureusement, en France, elles sont très mal connues voire mal vues. On en est encore aux prémisses des recherches scientifiques sur le sujet. Guérie, elle continue à se documenter, et à vivre sa vie. Mais finies les listes de vie parfaite. Manger, cuisiner, regarder ses enfants grandir et devenir ados, marcher l’esprit libre… Elle profite du moment présent, ici et maintenant.

Elle se surprend alors à rêver d’une nouvelle société plus consciente, plus présente. Moins violente, moins compétitive… une société moins malade. Et si c’était possible ? C’est alors que lui vient l’idée de créer le Mindfulness Social Club. Un club d’entraînement à la pleine conscience où les gens qui pratiquent la méditation viendraient échanger, s’entraider à méditer ensemble, créer du lien autour de cette pratique comme on va au club de sport. Elle commence alors à réfléchir, à parler de son projet, rassembler des gens autour de son idée pour lui donner de l’élan et de fil en aiguille est invitée à présenter son idée au Node un soir de juin 2014…

Depuis, elle a reçu 10000 visites dans son lieu-laboratoire près de la Porte Cailhau où elle a fait éclore le projet pendant deux ans. En novembre 2017 le lieu devient le Yoga Pop, Emmanuelle y propose des méditations guidées tous les mercredis. Elle intervient également à Darwin les jeudis, propose des retraites et des formations en MBSR.

  • Prochaine retraite du 18 au 20 mai pour un week-end méditation 360° dans un cadre ressourçant en compagnie d’Emmanuelle et de Philippe Beer Gabel Professeur de yin yoga, de yoga nidra et musicien. plus d’infos par ici !
  • Prochaine soirée du club le 26 mars prochain au Yoga Pop (événement Facebook ici ou dans l’agenda ici) venez la rencontrer autour d’une soirée conviviale.

On lui souhaite une belle continuation !

Découvrez la pleine conscience avec les membres du club à Bordeaux sur :

https://mindfulness-social-club.com

Le site artistique d’Emmanuelle Roques :

http://emmroques.com/

Son intervention à TedxVaugirardRoad “L’art de vivre au temps des neurosciences” https://www.youtube.com/watch?v=9pI9B_mwzDc